CONFERENCE DE JARDINAGE – FEVRIER 2025
CONFERENCE DE JARDINAGE – 01 02 2025
Conférence de Jean Marc Hideux, du 1 février 2025
Par un beau soleil d’hiver , nous nous sommes réunis à une vingtaine autour de notre jardinier professionnel pour recevoir de nombreux conseils pour traiter et protéger nos jardins contre les nuisibles de la manière la plus naturelle possible. Les plantes doivent être vigoureuses pour se défendre contre maladies et nuisibles.
Bactéries, plantes et pièges à phéromones nous y aident.
Nos lauriers roses peuvent être dévorés par des chenilles,comme nos lauriers tin.La solution est d’utiliser du « bacillus thurengensis » un traitement à base de bactéries . Vous pouvez utiliser le même traitement pour vous débarrasser du « carpocapse des pommes», un papillon qui pond dans les fleurs de pommier. Pulvérisez au moment des pics de l’éclosion. Il sera important de ramasser les fruits véreux dès leur chute et de poser des bandes pièges de carton ondulé pour capturer les larves qui seront ensuite détruites.
Les pièges à phéromones trompent les papillons en émettant l’odeur du papillon de sexe opposé, lors de la période de reproduction. Les papillons ,pensant qu’il s’agit de femelles,se retrouvent capturés sur une plaque collante .
Il est conseillé de mettre des pièges à frelon asiatique pour éviter qu’ils ,déciment notamment nos abeilles et nos guêpes dans notre région.
Il suffit de remplir le piège acheté dans le commerce ou créé par vous-même avec en y déposant un mélange de 1/4 de volume de sirop de grenadine ou cassis pur,1/2 volume de bière brune et 1/4 de volume de vin blanc.
D’autres recettes existent dont celle-ci donnée donnée par l’ apiculteur responsable du rucher de la ville
Dans le piège, mettre dans cet ordre :2 cuillères à soupe de grenadine, 2 de bière 2 de vin blanc
Les insectes pollinisateurs fuient l’alcool et sont attirés par les sirops parfumés
alors que les frelons ont une appétence pour bière et panaché
Il existe des produits à base de plantes qui permettent d’enrayer certaines maladies cryptogamiques,
Pour lutter contre la maladies des taches pourpres du fraisier, pulvérisez régulièrement ,dès les premiers symptômes une décoction de prêle que l’on réalisera par soi-même. Il faudra faire tremper pendant 24 h, 200 g de prêle des champs séchée dans 10 l d’eau, puis faire bouillir 20 mn .Laisser refroidir,filtrer et diluer au 1/5ème.
Les orties peuvent lutter contre le mildiou. Il faut en faire un purin en les découpant en petits morceaux et en les faisant tremper ( 1 kg plante fraîche ou 200 g si sèche) dans un bidon étanche, avec 10 l d’eau de pluie pour les faire fermenter. Le liquide obtenu après sera filtré et dilué avant d’être pulvérisé.
Les huiles essentielles sont à utiliser avec parcimonie, car elles sont toxiques à haute dose.
Les biostimulants à base d’algues agissent sur la physiologie des plantes en activant certaines voies métaboliques pour améliorer la vigueur des plantes et le rendement des cultures.
Un simple jet d’eau est une solution efficace pour retirer les insectes (pucerons, cochenilles)des feuilles de vos plantes. Il ne faut pas hésiter à faire de même avec les plantes d’intérieur mises au jardin après le 20 mai. A. renouveler en cas de
nouvelle attaque.
Il faut savoir que l’utilisation de produits naturels n’a pas d’effet immédiat. Mais au bout de quelques années, on arrivera véritablement à éradiquer des maladies. La patience est de rigueur.
Les prédateurs naturels sont nombreux et précieux dans la chaîne alimentaire.
Quelques exemples comme la taupe,la musaraigne, les serpents et les lézards, les chats, les poules et les canards…Ils sont indispensables au maintien de la biodiversité, en régulant la densité de population de leurs proies.
Un accessoire incontournable pour les jardiniers est la loupe pour reconnaître les insectes utiles des nuisibles. Le « gendarme », « le pince oreille » « le cétoine doré » sont précieux et très utiles pour assainir nos jardins. Sans oublier certaines guêpes qui parasitent œufs et larves de papillons.
Il faut poser des nichoirs propres à chaque oiseau , et des abris pour chaque variété d’insecte. La cohabitation pourrait ne pas être pacifique.Le nichoir ou abri doit être en bois naturel sans traitement.
Ne compostez pas toutes vos feuilles mortes compatibles à cette utilisation . Gardez en une partie. Un fois sèches, en tas ou en couches disposées sous les arbustes, elles serviront aux insectes et à leurs larves à passer l’hiver.
Des hérissons peuvent aussi s’y installer pour hiberner à l’abri.
Plus on rempote les plantes avec un mélange équilibré, mieux elles se portent. Prendre un contenant juste un peu plus grand que le précédent
Pour conclure, Monsieur Hideux dit qu’il est nécessaire d’avoir des massifs d’arbustes variés pour permettre une lutte biologique naturelle car certains insectes nuisibles seront repoussés et d’autres insectes utiles attirés.
Julie Dulos